La faune de nos paupières

Frédéric Mégret, La mer du rêve, sans date

© D.R. collection particulière

Dessins surréalistes inédits de Frédéric Mégret

17 octobre 2013 au 16 février 2014

Format de poche

En marge de l'exposition La Cime du rêve. Les surréalistes et Victor Hugo, le musée révèle les dessins surréalistes inédits de Frédéric Mégret (1909-1975). Entrée libre

Jeune lycéen en rupture de ban, à peine sorti du lycée Henri IV, Frédéric Mégret subit l’attraction du surréalisme. S’installant au 54, rue du Château, dans le 14e arrondissement, avec André Thirion et Georges Sadoul, il&nbsp; va partager les activités du mouvement en 1929. Il participe aux soirées chez André Breton, rue Fontaine, aux séances de cadavres exquis ou autres jeux collectifs. Cette année correspondant à l’intervalle entre les deux dernières livraisons de La Révolution surréaliste, Mégret laisse peu de traces repérables hormis sa participation au numéro spécial de la revue belge Variétés, Le Surréalisme en 1929 avec deux dessins et des poèmes. Comme Frédéric Mégret le racontera lui-même plus tard, il est exclu par Breton au lendemain d’une séance du jeu de la vérité où à la question “avec qui d’autre d’entre-nous concevez-vous l’amour possible”, Suzanne Muzard, alors aimée de Breton, l’avait nommé. Cette “précaution” n’empêchera pas une idylle qui se noue sans doute dans les années 1934-1935, dont on trouve la trace dans L’Amour fou de Breton, et qui les mènera à Tahiti.En effet, exclu du surréalisme, Mégret qui s’est lancé dans le journalisme est envoyé en Océanie avant de s’installer en Egypte. Durant la guerre, il combat en Syrie et après un bref retour en France en 1942, rejoint l’Algérie. A la Libération, il reprend sa carrière de journaliste à l’AFP et pour plusieurs journaux ; grand reporter il voyage en Nouvelle-Zélande, Extrême-Orient et en Afrique. Plus tard, il devient critique d'art au Figaro littéraire. Il réalise des films sur l'art et participe à La Grande histoire de la peinture publiée chez Skira, notamment au volume consacré au romantisme.De sa traversée du surréalisme à l'aube de ses vingt ans, Frédéric Mégret a laissé des dessins restés jusqu’alors inconnus. Issus des croquis de potaches, en marge des cahiers de cours, ils deviennent de véritables dessins-poèmes où les mots porteurs d’un sentiment poétique occupent une place importante. D’une totale liberté, libres de tout autre motif que le seul plaisir, ils prennent soit la forme de créatures géométriques issues d’un graphisme quasi automatique, soit de formes biomorphiques comme celles qui peuplent “la faune de [nos] paupières”, soit de visions oniriques avec ou sans paroles. Appréciés par les surréalistes, ces dessins qui partagent la vision, la poésie et le rêve, valaient bien à leur auteur l’hospitalité des murs de l’appartement de Victor Hugo Jeune lycéen en rupture de ban, à peine sorti du lycée Henri IV, Frédéric Mégret subit l’attraction du surréalisme. S’installant au 54, rue du Château, dans le 14 arrondissement, avec André Thirion et Georges Sadoul, il&nbsp; va partager les activités du mouvement en 1929. Il participe aux soirées chez André Breton, rue Fontaine, aux séances de cadavres exquis ou autres jeux collectifs. Cette année correspondant à l’intervalle entre les deux dernières livraisons de La Révolution surréaliste, Mégret laisse peu de traces repérables hormis sa participation au numéro spécial de la revue belge Variétés, Le Surréalisme en 1929 avec deux dessins et des poèmes. Comme Frédéric Mégret le racontera lui-même plus tard, il est exclu par Breton au lendemain d’une séance du jeu de la vérité où à la question “avec qui d’autre d’entre-nous concevez-vous l’amour possible”, Suzanne Muzard, alors aimée de Breton, l’avait nommé. Cette “précaution” n’empêchera pas une idylle qui se noue sans doute dans les années 1934-1935, dont on trouve la trace dans L’Amour fou de Breton, et qui les mènera à Tahiti.<br>En effet, exclu du surréalisme, Mégret qui s’est lancé dans le journalisme est envoyé en Océanie avant de s’installer en Egypte. Durant la guerre, il combat en Syrie et après un bref retour en France en 1942, rejoint l’Algérie. A la Libération, il reprend sa carrière de journaliste à l’AFP et pour plusieurs journaux&nbsp;; grand reporter il voyage en Nouvelle-Zélande, Extrême-Orient et en Afrique. Plus tard, il devient critique d'art au Figaro littéraire. Il réalise des films sur l'art et participe à La Grande histoire de la peinture publiée chez Skira, notamment au volume consacré au romantisme. De sa traversée du surréalisme à l'aube de ses vingt ans, Frédéric Mégret a laissé des dessins restés jusqu’alors inconnus. Issus des croquis de potaches, en marge des cahiers de cours, ils deviennent de véritables dessins-poèmes où les mots porteurs d’un sentiment poétique occupent une place importante. D’une totale liberté, libres de tout autre motif que le seul plaisir, ils prennent soit la forme de créatures géométriques issues d’un graphisme quasi automatique, soit de formes biomorphiques comme celles qui peuplent “la faune de [nos] paupières”, soit de visions oniriques avec ou sans paroles. Appréciés par les surréalistes, ces dessins qui partagent la vision, la poésie et le rêve, valaient bien à leur auteur l’hospitalité des murs de l’appartement de Victor Hugo.

Espace presse
Tarifs:

Entrée libre

Accessible aux personnes handicapées:
- Personnes à Mobilité Réduite (PMR)
- Personnes sourdes et malentendantes
- Personnes en situation de handicap mental
Billetterie:
Accès billetterie
Information:
Adresse : 
Hôtel de Rohan-Guéménée
6, place des Vosges
75004 Paris

Téléphone :
A Paris : + 33 (0)1 42 72 10 16

Horaires d'ouverture :
Ouvert de 10h à 18h du mardi au dimanche sauf lundis et jours fériés.

Accès :
Métro : Bastille (lignes 1, 5, 8), Bréguet-Sabin (ligne 5), Saint-Paul (ligne 1) ou Chemin-vert (ligne 8)
Bus : 20, 29, 65, 69, 76, 86, 87, 96
Velib' : 105-109 terre plein Saint-Paul, 27 Boulevard Beaumarchais, 36 rue de Sévigné
Autolib' : 2 rue Neuve Saint-Pierre

A télécharger

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