La Conscience, vers 1885

La Légende des Siècles, I, D’Eve à Jésus, II, La Conscience

  • François-Nicolas Chifflart

  • Pierre noire sur papier vergé
  • MVHP D 447

François-Nicolas Chifflart, romantique de la seconde génération, exécuta pour l'édition Hugues de La Légende des Siècles (vers 1885) une série de cinq grands dessins dont La Conscience, à la composition fantastique, est le plus impressionnant.
« C’est le supplice de Caïn. Il est là  debout, Tsilla, la fille de son fils, accroupie à ses pieds. Il fuit, un œil le regard toujours » (Gustave Simon, Visite à la Maison de Victor Hugo, 1904)
Le jeu du clair-obscur obtenu par l'emploi de la pierre noire contribue au caractère surnaturel de cette œuvre  visionnaire, qui traduit parfaitement le dernier vers et le plus célèbre du poème :
« L’œil était dans la tombe et regardait Caïn »
Clin d'oeil au poète qu'il admirait tant et dont il avait exécuté le portrait en 1868, Chifflart a représenté le personnage de Caïn sous les traits de Victor Hugo.