Représentations exceptionnelles de la Fin de Satan

Le poème de Victor Hugo adapté par Christine Guênon 8 représentations exceptionnelles en janvier et février dans le salon rouge

La Maison de Victor Hugo a souhaité s’associer à une création théâtrale, celle de Christine Guênon adaptant le poème La Fin de Satan en spectacle, seule en scène.
Ce sont huit soirées exceptionnelles qui vous sont offertes, dans le salon rouge de l’appartement de Victor Hugo. Dans le lieu-même où Victor Hugo lisait ses pièces à ses amis, c’est une expérience intime du théâtre à laquelle vous êtes conviés, une proximité avec le texte incarné par le corps de l’actrice qui lui donne sa voix.
C’est aussi la découverte d’un des grands poèmes visionnaires de Victor Hugo, texte trop peu connu, qui allie ici, au jeu théâtral, la puissance poétique et l’envoutement de la narration. Écrit de 1854 à 1860, avant d’être laissé inachevé par la rédaction des Misérables, ce poème pose le problème du mal, de la rédemption et de la liberté de l’homme.
La chute de Satan, ange rebelle précipité jusqu’au fond des ténèbres, l’ambiguïté de sa haine de Dieu où se cache un désir d’amour, la naissance de la liberté à partir d’une plume détachée de son aile, deviennent pour Victor Hugo la matière d’une épopée à grand spectacle. Et ici, la magie du théâtre dépouille le texte dit de tout ce qu’il peut avoir de difficile ou d’intimidant, lui restituant sa force évocatrice pour emporter le spectateur dans l’aventure.

Accompagner la création de La Fin de Satan avec ces huit représentations est un engagement fort du musée en solidarité avec le spectacle vivant, durement touché par la crise sanitaire. Le prix des places, à 20 €, nous permet de proposer un tarif jeune à 12 € pour les lycéens et les étudiants). Durée du spectacle 55 mn.
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Christine Guênon a réalisé une adaptation du roman L’Homme qui rit, créé au Théâtre de l’Aquarium et qui a rencontré un grand succès à travers une large tournée.  Elle nous parle de son travail : « Un pari fou d’écriture pour interroger en alexandrins sublimes et enragés la toute-puissance du pouvoir autocratique et la révolte, la violence qu’il engendre immanquablement ; pour remettre en question la morale chrétienne, basée sur l’opposition trop simple du bien et du  mal, comme si la réalité n’était pas mélange, friction et tension entre des forces par nature multiples et contradictoires ; pour remettre au cœur de tout projet humain et politique la liberté de choix et de destin pour chacun et pour tous. J’ai adapté ce poème en 476 vers pour n’en garder que sa substantifique moelle, son ossature primordiale, sur laquelle est construite le poème : le drame du bannissement arbitraire de Lucifer, sa chute et sa transformation en Satan; son cri de révolte et de vengeance contre la création divine, l’humanité, et la possible réconciliation à travers le miracle d’une plume, l’écriture !, métamorphosée en « Ange-Liberté »… À la fois narrateur-Hugo, Satan et Ange-Liberté, je dirai donc seule en scène, dans la nuit profonde d’un plateau vide, cette épopée entre Paradis et Enfer, cette parole révolutionnaire pour repenser ensemble nos vies respectives et notre futur commun. »