Les Hugobjets

affiche exposition Hugobjets

Objets du musée populaire Paul Beuve

Du vendredi 8 avril 2011 au dimanche 4 septembre 2011

Exposition

La Maison de Victor Hugo présente une exposition d'iconographie populaire autour de la figure de Victor Hugo.

Après les grandioses obsèques de Victor Hugo, rentrant chez lui à Levallois-Perret, un modeste employé de
bureau, achète chez un brocanteur une assiette à l'effigie du grand homme. Paul Beuve vient de mettre le doigt dans l'engrenage d'une passion qui va le conduire jusqu'à amasser des milliers d'objets à la gloire de Victor Hugo. De la tête de pipe à la bouteille, de la plume à l'encrier, de la médaille au dessus de cheminée (ou aux chenets), du prospectus à la chanson populaire, du bronze au savon, l'image du père de la République et du grand-père idéal se décline, se dérive, foisonne.
La Maison de Victor Hugo présente pour la première fois de façon extensive ces objets du « musée populaire », entrés dans la collection dès la fondation du musée. Paul Beuve deviendra d'ailleurs le premier bibliothécaire. Reprenant les catégories selon lesquelles ce chineur invétéré classait ses trésors, le parcours de l'exposition vous invite à « manger Hugo », à « fumer Hugo », à vous « chauffer Hugo », à « écrire Hugo » ou à « chanter Hugo ».
Cette manière ludique, voire taquine, de regarder « l'icône » Hugo est aussi une manière de réinterroger cette image. D'une part, en la resituant dans le contexte historique des deux grands événements qui ont le plus contribué à cette débauche de créations : la fête des 80 ans en 1881 et les funérailles de 1885.
D'autre part en marquant le lien avec les objets fabriqués par Hugo lui-même pour sa communication ou son autocélébration (« Cartes de visite », galets « du proscrit »…) et les reliques conservés par ses proches.
Objets de culte d'une hugolâtrie nationale, ils sont le témoignage le plus vivant de l'impact de Victor Hugo, de la place qu'il prend, à partir des années d'exil, dans le panthéon culturel et politique des français et de l'émotion que son oeuvre a suscitée : « L'ouvrier qui en a conçu l'idée, qui les a construits de ses doigts, le camelot qui les a criés sur la voie publique, le passant qui s'en amusa une heure, étaient plein de LUI, de son nom, de son génie, de sa gloire » écrit Adolphe Brisson en préface au livre consacré par Henri Daragon à la collection de Paul Beuve, dans sa série « l'Histoire par le bibelot ».

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