Livres, manuscrits, archives

Dès l’origine, Paul Meurice installe une bibliothèque au cœur des salles du musée afin que les visiteurs puissent lire les œuvres de Victor Hugo. En revanche, il est entendu que les manuscrits doivent rejoindre la Bibliothèque nationale conformément au testament de l’écrivain.

La situation évoluera, après la seconde guerre mondiale, principalement à l’instigation de Jean Hugo qui souhaite que le musée devienne le conservatoire de la mémoire intime et familiale.

D’abord déposés, les premiers manuscrits et les premières archives vont entrer par une série de dons familiaux, de 1950 à 1980, que complèteront des dons privés et les acquisitions du musée. Ainsi, au fil du temps, le patrimoine écrit du musée s’est constitué autour de trois pôles : les livres, les manuscrits, les archives.

Les livres. La bibliothèque du musée est à la fois une bibliothèque patrimoniale et une bibliothèque d’étude. Elle est riche de la quasi-totalité des éditions originales, anciennes et illustrée de Victor Hugo, enrichie d’exemplaires rares et précieux, parfois « truffés » par des bibliophiles, de manuscrits, de dessins ou de photographies. Mais la bibliothèque compte aussi un fonds particulièrement importants d’études consacrées à la vie et à l’œuvre de Victor Hugo.

 

Les manuscrits. Les collections se sont développées autour de deux axes : la correspondance et les manuscrits littéraires familiaux.

Avec un peu plus de 18 000 lettres autographes, la correspondance constitue, en effet, une spécificité forte des collections et une politique active de mise en ligne est menée pour les mettre plus facilement à disposition du public. Si les lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo ou les lettres du poète constituent des points forts, celles des différents membres de la famille ou celles émanant de tiers sont particulièrement nombreuses.



Les manuscrits littéraires sont avant tout ceux de la famille, depuis les écrits du général Hugo (père de Victor Hugo) et de Madame Hugo, jusqu’à une grande partie du journal d’exil d’Adèle (seconde fille de Hugo) ainsi que ses partitions autographes, les manuscrits, aux romans de son fils Charles et aux traductions de Shakespeare par François-Victor. Donné par ses descendants un fonds important de Paul Meurice complète cet ensemble. Entrés par dons, un nombre important de « copeaux » (notes de travail, fragments, premières rédactions) de Victor Hugo est venu enrichir les collections.

 

Les archives. Entrées d’abord par les donc familiaux, les archives se sont enrichies au fil du temps. Baux, factures, relevés de droits d’auteurs, etc.  offrent une connaissance du grand homme dans sa vie privée, littéraire et politique. Les témoignages rassemblés lors des anniversaires du poète ou à l’occasion de ses funérailles : vers, pièces de théâtre, partitions musicales qui lui étaient dédiés et adressés permettent de prendre la mesure concrète de sa gloire et de l’affection populaire qui l’entourait.

 

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