Costumes espagnols entre ombre et lumière

21 juin au 24 sept. 2017

La maison de l’écrivain français le plus hispanophile, Victor Hugo, accueille un remarquable ensemble de costumes traditionnels espagnols issu des collections du MuseodelTraje, le musée du Costume et du Patrimoine ethnologique à Madrid. Cette exposition à la Maison Victor Hugo fait partie de la Saison Espagnole du Palais Galliera. Cette saison a débuté avec « Balenciaga, l’oeuvre au noir » au musée Bourdelle (8 mars - 16 juillet 2017) et se clôturera avec la première rétrospective parisienne consacrée à Mariano Fortuny au Palais Galliera (4 octobre – 7 janvier 2018).


Costumes espagnols entre ombre et lumière

21 juin au 24 sept. 2017

Pour la première fois à Paris

Une quarantaine de vêtements et accessoires de la fin du XVIIIe au début du XXe siècle,jadis catalogués au rang de témoignages folkloriques, révèleront le savoir-faire et l’ingéniosité de ceux qui les ont réalisés. Leur finesse d’exécution, leur impressionnante variété, ont inspirés les plus grands couturiers espagnols, comme Balenciaga.

Représentatifs de la vie en région, ils racontent l’âme des provinces espagnoles

Canaries, Andalousie, Catalogne, Majorque, Aragon, Castille, Salamanque… Emblématiques d’un métier, d’un groupe social ou culturel, d’un lieu d’origine ou encore des croyances religieuses de chacun, leur créativité ressort aujourd’hui avec force. Par l’exercice de broderie, de plissé, l’éventail des couleurs, la fantaisie des rubans, l’extravagance des chapeaux et des bijoux, ils acquièrent une singulière présence ; certains costumes richement décorés sont portés uniquement lors d’occasions festives. Ainsi, le cérémonial de la mariée dans la région de Tolède, voulait que la jeune fille superpose jusqu’à cinq toilettes. Certains métiers requéraient des vêtements spécifiques tels les habits de bergers de la région d’Extremadura – réalisés dans des matériaux très résistants, gros draps de laines ou cuirs souples, tannés à sec... Cette exposition souligne la valeur inestimable du travail des hommes et des femmes souvent modestes qui ont au fil du temps réalisé ces costumes précieux du quotidien. Cette « poésie de l’ordinaire » est élevée au rang des métiers d’art.
La scénographie met cette collection en miroir avec une importante sélection de photos de José Ortiz Echague (1886-1980) – ingénieur de formation, sa grande passion fût la photographie. Du Maroc espagnol, aux provinces de son pays natal, il sût saisir les paysages, les monuments, les habitants et leurs rituels avec acuité et bienveillance restituant avec force leur beauté.

Exposition organisée avec la participation exceptionnelle du MuseodelTraje à Madrid.

Vidéo de présentation

Pour aller plus loin